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L’endométriose : qu’est-ce que c’est ?

L’endométriose est une maladie qui a longtemps été ignorée voire traitée avec mépris. Si vous souffrez de douleurs pelviennes invalidantes depuis vos toutes premières règles il se pourrait que vous soyez atteinte d’endométriose. On néglige trop souvent les douleurs menstruelles qui sont admises comme « normales » par la plupart des femmes. En effet, ces symptômes  peuvent dégénérer et devenir de plus en plus invalidants. De plus ils sont souvent associés à d’autres symptômes  divers comme les  nausées, migraines, saignements voire hémorragies, diarrhées, fatigue chronique …

Une maladie gynécologique inflammatoire 

L’endométriose est une maladie gynécologique inflammatoire et chronique qui touche plus d’une femme sur dix. La moitié des femmes qui n’arrivent pas à concevoir d’enfant en sont atteintes. Il faut en moyenne 7 ans pour que le diagnostic soit  enfin posé après des années de souffrances souvent négligées par le corps médical.

L’endomètre : définition

L’endomètre est la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus. L’endométriose se caractérise par la présence anormale d’endomètre, en dehors de l’utérus. Les cellules de la paroi de l’utérus se multiplient puis migrent en dehors de l’utérus vers les organes voisins. Elles peuvent coloniser à terme les organes voisins.

Le diagnostic de l’endométriose

La médecine allopathique répertorie l’endométriose en trois types. Voir ci-dessous les définitions issues des Recommandations pour la pratique clinique de l’endométriose (RPC endométriose) publiées par la Haute autorité de santé et le Collège national  des gynécologues et obstétriciens de France (CNGOF) en 2018 :

  • – superficielle (ou péritonéale) qui désigne la présence d’implants
    d’endomètre ectopiques localisés à la surface du péritoine,
  • – ovarienne : l’endométriome ovarien est un kyste de l’ovaire caractérisé par son contenu liquidien couleur chocolat,
  • –  pelvienne profonde (ou sous-péritonéale) correspond aux lésions qui s’infiltrent en profondeur à plus de 5 mm sous la surface du péritoine. L’endométriose profonde peut toucher typiquement les ligaments utérosacrés (50 % des cas), le cul-de-sac vaginal postérieur (15 %), l’intestin (20-25 %), représenté majoritairement par la face antérieure du rectum et la jonction recto-sigmoïdienne, la vessie (10 %), les uretères (3 %) et audelà de la cavité pelvienne, le sigmoïde, le côlon droit, l’appendice et l’iléon terminal pour les localisations les plus fréquentes.

Il faut notre qu’il  ne semble pas y avoir de rapport entre l’intensité des douleurs et le type d’endométriose.

Les origines de l’endométriose

La médecine a plusieurs théories dont aucune n’explique tous les symptômes perçus par les patientes. Je ne m’étendrais pas sur ces hypothèses dans cet article dont l’objet est plus pratique. Vous trouverez de nombreux sites qui traitent du sujet si vous voulez en savoir plus.

Dans les formes sévères une intervention chirurgicale peut être nécessaire

L’opération consiste à enlever toutes les zones touchées par de l’endométriose. La maladie peut toucher plusieurs organes et peut créer de fortes adhérences entre-eux. L’intervention est longue mais non invasive. L’intervention permet dans la plupart des cas un retour à la vie normale avec un confort retrouvé.

L’approche du naturopathe

Pendant la crise

Quand la maison brûle, on commence par éteindre le feu. Pour cela le recours à l’homéopathie sera souverain pendant les crises. Je pense à china et achillea millefolium pour l’hémorragie et arnica pour l’aspect traumatique. Il sera possible aussi d’appliquer une serviette chaude et humide sur la zone douloureuse selon la pratique japonaise du seïtaï.

Le traitement de fond

Cette approche visera à réduire l’inflammation et à rétablir l’équilibre hormonal. Le cassis et le framboisier en gemmothérapie contribueront à réduire l’inflammation pour le premier et rétablir l’équilibre féminin pour le second.  On pourra masser la zone pelvienne avec un mélange à base d’huiles essentielles à visée anti-inflammatoires, anti-bactériennes et anti-spasmodiques.  Pendant les règles et hors crise arnica et china seront les bienvenus en homéopathie.

L’approche causale

L’intestin premier suspect

On ne peut faire l’économie de rechercher les causes de cette guerre. Le premier responsable pourrait bien être l’intestin. En effet, une dysbiose intestinale chronique crée le terrain idéal pour le développement de nombreux maux. Avant de chercher plus loin il s’agit de rétablir une flore intestinale équilibrée et capable d’assurer parfaitement les fonctions qui sont les siennes. Les premiers résultats arriveront avec un changement d’habitudes alimentaires menant à un intestin en bonne santé. Il faut noter que très souvent l’endométriose cache une pathologie intestinale associée ou vice-versa.

Le rôle du système endocrinien

Autre cause possible : un déséquilibre du système endocrinien. L’absorption d’hormones et de certains médicaments peut faire déraper le fragile équilibre qui règne entre nos différentes glandes et notre système nerveux sous la houlette de la thyroïde. Ces causes majeures étant éliminées sans amélioration notable il faudra creuser plus loin, suivre toutes les pistes qui se présenteront et méritent d’être explorées plus avant.

La piste psycho-émotionnelle de l’endométriose

Il n’est pas possible d’imaginer qu’une telle pathologie aussi invalidante et aussi douloureuse ne prenne pas ses racines dans le subconscient.

Retrouver la paix avec son ventre

La région pelvienne que l’endométriose semble vouloir envahir est un microcosme vivant. Mon ventre est le siège d’une guerre dont je dois prendre conscience pour retrouver la paix. Le ventre est notre centre vital. Les philosophies orientales, notamment le taoïsme considèrent qu’il est le réservoir de notre énergie vitale. C’est aussi le chaudron alchimique où la plupart des transformations chimiques de notre corps sont initiées. Le ventre est le siège de l’espace sacré de la femme, source de la Vie.

La relation à sa féminité 

L’endométriose ramène la femme à sa féminité. Comment je vis cette féminité  ? Quels sont les codes sociaux relatifs à la féminité auxquels j’ai accordé foi depuis ma plus tendre enfance ? Comment je m’accepte en tant que femme ? Que sais-je du conflit qui m’oppose à ce corps et à cet espace sacré que j’essaie de détruire inconsciemment ?  

Ne pas rester seule 

Il est indispensable de ne pas rester seule face à cette douleur de l’âme qui s’exprime à travers mon ventre. Rencontrer d’autres femmes dans des cercles de femmes, des tentes rouges, des associations. Se faire accompagner par une facilitatrice d’espace sacré qui vous aidera à vous réconcilier avec votre féminité .

Sources :

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Anne Eschenbrenner Sidler | Naturopathe à Tours - Coach de Vie Sophrologie | Praticienne en médecine fractale