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L’ortie : la reine de nos régions

L’ortie de nos régions : (Urtica dioica) (Urticacées)

Synonyme(s) français(s) : Ortie dioïque

En occident, depuis l’antiquité, l’ortie est considérée comme un hémostatique puissant. En Grèce, Dioscoride (Ier siècle) prescrivait l’utilisation de feuilles fraiches pour les métrorragies, les blessures infectées et l’application de son jus pour les saignements de nez. Au XVIIIe siècle, Chonel la considérait comme « l’un des plus assurés remèdes pour le crachement de sang, et pour les hémorragies ». Elle était reconnue pour ses propriétés astringentes, antidiarrhéiques, antidiabétiques et dépuratives.

L’ortie fut inscrite au Codex de la Pharmacopée française en 1818. Jusqu’au XIXe siècle.

On considérait que les flagellations du corps avec une botte d’ortie étaient un moyen efficace de lutter contre les douleurs rhumatismales.
En Inde, la médecine ayurvédique fait entrer l’ortie dans les régimes alimentaires appropriés au type Kapha (individus calmes, de forte corpulence devant privilégier les substances chaudes, âcres et piquantes).

Henriette Kress, herboriste finlandaise l’utilise comme adaptogène

un peu comme ginseng, pour “épuisement des surrénales” (anglais – “adrenal exhaustion”).

Henriette explique que dans le passé, certains vendeurs de chevaux malhonnêtes en donnaient une poignée à leurs chevaux juste avant de les mettre en vente au marché, afin de décupler leurs performances physiques et leur donner un beau lustre.

Au début du 20e siècle, un naturopathe allemand en donnait en maison de retraite, une cuillère à soupe par jour. Les résultats étaient parait-il surprenant (y compris reprise de l’activité sexuelle 🙂

 

Altitude : jusqu’à 2400 m.
Taille : de 0,30 à 1 m (1,50 m maximum).
Floraison : de juin à septembre.
Cycle de vie : vivace plante à rhizome.
Toxicité : comestible.
Habitat : champs, terrains vagues, brousailles, talus, bords des cours d’eau, près des habitations et des cultures, ruines, en sol riche en azote.
Fleurs : fleurs vertes, à l’aisselle des feuilles, mâles et femelles portées par des pieds différents (plante dioïque), les premières en grappes dressées, les secondes en grappes pendantes.
Feuilles : feuilles opposées, à dents pointues, plus longues que larges ; pétiole égalant la moitié du limbe.
Reproduction : propagation par stolon et hivernant par souche.
Commentaires : couverte de poils urticants (tiges et feuilles).

 

Constituants principaux de l’ortie 

Un véritable trésor de bienfaits, l’ortie contient :

Vitamine C, Carotène, Vitamine K, Vitamine E, Vitamine B2, Acétylcholine, Histamine, Acide formique, Acide gallique, chlorophylle, Tanin, Potassium, Calcium, Fer, Soufre, Manganèse, Silice, ammoniaque, mucilages, soude, chlore.
(dans la racine : + phytostérols)

 

Composition nutritionnelle de l’ortie 

Et en plus elle se mange !

pour des feuilles fraiches( donc plus concentrée dans les feuilles séchées) :

en mg pour 100 g :

  • calcium 630 ( besoins quotidiens : 900mg pour un adulte)
  • phosphore 105 ( b.q : 800 mg/adulte)
  • fer 7,8 (b.q : 12mg/h – 18 mg/f)
  • sodium (b.q : 1g/adulte)
  • potassium 410 ( b.q : 1g/adulte)
  • magnésium 71 (b.q : entre 250 et 400 mg/adulte)

en g pour 100g :

  • eau 80
  • protides 8 (équilibrés en acides aminés) (b.q : 80g /h -60g/f)
  • lipides1
  • glucides 9

vitamines :

  • A = 7000 UI/100g
  • B1 = 0.15 mg/100g
  • B2 = 0.15 mg/100g
  • PP = 0.6 mg/100g
  • C = 333 mg/100g

 

Propriétés médicinales connues

  • Tonique, astringent,
  • vasoconstricteur, hémostatique,
  • antianémique,
  • dépuratif,
  • anti-infectieux,
  • antirhumatismal,
  • diurétique, élimine l’acide urique,
  • draineur hépatique,
  • antidiarrhéique,
  • stomachique,
  • galactogène,
  • révulsif,
  • digestive,
  • antidiabétique.

 

Utilisations officinales

  • L’ortie est un reconstituant qui favorise la formation de globule rouges (plante entière)
  • Le suc frais d’ortie arrête les saignements.
  • En friction de plante fraîche contre les rhumatismes(plante entière)
  • Contre la calvitie
  • La racine est utilisée pour les problèmes de prostate, et aussi contre l’acné des femmes.
  • Elle soigne les dermatoses (eczéma, psoriasis, dartres) et stimule les sécrétions digestives.
  • La racine est diurétique.
  • L’ortie est recommandée en cas de faiblesse générale, d’anémie (feuilles).
  • L’ortie est utile lors de la ménopause. en cas d’entérite ou de diarrhée (plante entière).
  • On l’utilise aussi dans les cas d’allergies, rhume des foins, asthme, piqûre d’insectes (partie aérienne).

 

Les parties utilisées 

Dans l’ortie tout est bon ! la plante jeune, les feuilles (toute l’année), le rhizome et les racines (automne).

NB : La Rhubarbe, l’Oseille et le Plantain passent la brûlure d’ortie, il suffit de froisser une feuille et de la frotter sur l’endroit douloureux.

Au 18ème siècle on la buvait comme du thé.

 

La posologie  pour les tisanes 

  • Feuilles : infusion à raison de 50g / litre d’eau.
  • Racines : décoction à raison de 50g / litre d’eau , bouillir 10 minutes.

L’ortie est une bonne tisane à prendre en couple avec la Prêle comme une cure reminéralisante. Il est recommandé d’en prendre deux à trois fois par an. Les femmes particulièrement ont tout intérêt à en prendre régulièrement.

Teinture Mère 

Mettre votre ortie fraîche dans un pot, couvrez de vinaigre ou d’alcool (le vinaigre extrait mieux les minéraux). A prendre tous les jours, une cuillère pour avoir un bon apport de minéraux, très utile pour les femmes en période de règles.

Les Recettes 

  1. Sirop 1 : 250g de suc de plante fraîche + 250 de sucre
  2. Sirop 2 : Sur 250g de feuilles fraîches verser ½ litre d’eau bouillante, laisser infuser 12 heures, filtrer et ajouter 500g de sucre. Prendre 4 cuiller. par jour entre les repas.. En cas d’hémorragie interne, hémorragie utérine, hémorroïdes.Macération

    Pour fortifier le cuir chevelu

Ortie 50g + Romarin 50g + Eau de vie 1 litre. En friction sur le cuir chevelu.

Perte de cheveux 

Mettre à bouillir 20 minutes 100g de feuilles d’ortie dans 500g de vinaigre de vin et 500g d’eau, filtrer et frictionner le cuir chevelu quotidiennement.

 

Gâteaux d’ortie pour enfants : en cas d’énurésie (pipi au lit)

16 g de semence d’ortie pilée + 60g de farine de seigle, faire une pâte en ajoutant de l’eau chaude et du miel. Faire 6 gâteaux, cuire, donner tous les soirs entre 8 et 20 jours.

Les mains blanches 

se laver tous les soirs les mains avec cette décoction de 80g de racine, bouillies 10 minutes dans 1 l de vin blanc et un verre de vinaigre.

 

Utilisations culinaires 

les jeunes feuilles forment un excellent légume.

Salade d’ortie
On peut manger l’ortie jeune en salade après avoir ébouillanté les jeunes pousses. Les sécher, les assaisonner. Mais on peut aussi les consommer cuites comme des épinards, en purée, en soupe.

Comment  faire du jus d’orties? 

Cueillir des orties fraiches, les laver, les mettre dans un blender ,avec un verre d’eau fraiche mixer le tout, puis verser la mixture dans une étamine, presser à la main. Et consommer immédiatement

Utilisations diverses 

L’ortie est  l’une des plus anciennes plantes textiles, ses fibres ont longtemps servi à fabriquer des cordes, des filets et des tissus. Comme elle permet de confectionner le purin d’ortie notre ortie  est aussi très utile au jardin. Suivant le temps de macération, le purin d’ortie est soit insecticide (surtout contre les pucerons), soit un engrais naturel coup de fouet qui va aider la plante à pousser. Cette préparation va contribuer à renforcer les  défenses de nos cultures contre les maladies.

Confusion possible : Lamier blanc avant floraison

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Merci au site “Le Chemin de la Nature”

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Anne Eschenbrenner Sidler | Naturopathe à Tours - Coach de Vie Sophrologie | Praticienne en médecine fractale