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L’absinthe une artémise célèbre de la famille des astéracées

L’absinthe est une plante herbacée, vivace, qui pousse dans presque tous les climats, dans les lieux incultes, sur le bord des chemins. On la cultive dans les jardins. On utilise les feuilles et les sommités fleuries. L’absinthe est une plante de la famille des armoises. Son nom latin Artemisia Absinthium rappelle son appartenance à cette vaste famille de plantes vouées à la déesse Artémis dans laquelle on trouve aussi l’estragon. On l’appelle aussi la Fée verte et nous allons découvrir pourquoi ce si joli nom.

Autres noms usuels

On l’appelle aussi grande absinthe, aluyne, armoise, herbe sainte, herbe aux vers, absinthe suisse, armoise amère.

 

Une plante connue depuis des siècles

Aux balbutiements de notre civilisation

L’absinthe était déjà connue à l’époque babylonienne pour ses vertus apéritives. Un papyrus égyptien, daté de 1 600 avant J.-C., la recommande comme stimulantantiseptique, contre la fièvre et les règles douloureuses. Pythagore considérait que les feuilles d’absinthe dans le vin favorisaient l’accouchement. Hippocrate la proposait pour les règles douloureuses, l’anémie et les rhumatismes. Les  vainqueurs des courses de chars du Capitole étaient célébrés par une coupe de vin d’absinthe, qui représentait la santé.

L’absinthe au Moyen âge

Au  XIIsiècle, l’usage de la plante était préconisé par sainte Hildegarde de Bingen qui lui accordait de nombreuses vertus . Le Livre des simples médecines publié au XIIsiècle recommande l’emploi de l’absinthe contre une douzaine de maux dont les vers du ventre, l’obstruction du foie et la jaunisse, les maux de tête, l’apoplexie… La première recette de spiritueux d’absinthe fut fabriquée et commercialisée en France au début du XVIIe siècle.

La Fée verte rendue célèbre par les artistes du XIX ème siècle

Ce n’est qu’au tout début du 20ème siècle que la plante prend ses lettres de noblesse et on commence à la cultiver partout dans le monde. La « Fée verte » associée à l’effet désinhibant de l’alcool a été la  muse de certains artistes au XIX ème siècle . Elle avait la réputation de les aider à développer leur sensibilité créative. Aussi fascinante que redoutable de nombreux peintres, poètes et écrivains : Daumier, Manet, Toulouse- Lautrec, Zola, Baudelaire, Hugo ou encore Musset… tombèrent dans ses griffes .  Baptisée « Boisson nationale » en 1880, l’absinthe surnommée « La Fée verte » sera victime de son succès. En 1906, la Ligue nationale contre l’alcoolisme tempête contre l’usage de l’absinthe : « Elle rend fou et criminel, fait de l’homme une bête et menace l’avenir de notre temps. »Ses effets ravageurs  lui vaudront d’être interdite en France en 1915. Cette mesure restera en vigueur pendant 96 ans.

 

Depuis la plante continue d’être utilisée en phytothérapie

Et elle entre dans la composition de nombreux produits pharmaceutiques comme par exemple le fameux Vicks Vaporub !

 

Les Principaux composants de l’absinthe

  • L’absinthine qui donne à l’absinthe son amertume
  • Des résines, des tanins et de la potasse notamment
  • Un des pricipaux constituants de l’huile essentielle d’absinthe est la thuyone

La tristement célèbre thuyone.

La thuyone est une cétone monoterpénique.  Sa formule chimique est C10H16O . Elle est toxique à forte dose comme la plupart des cétones. Elle provoque des convulsions, des sensations de désinhibition et même, à fortes doses, des hallucinations. Le taux de thuyone dans l’huile essentielle d’absinthe est de l’ordre de 50 %, mais le pourcentage d’huile essentielle dans la plante elle-même est uniquement d’environ 0,6 %.,

 

Les propriétés thérapeutiques de l’absinthe

Voici un Extrait du « Traité Pratique et Raisonné des Plantes Médicinales Indigènes » de F.-J. CAZIN, 1868

« L’absinthe est… tonique, stimulante, fébrifuge, antiseptique, anthelmintique, diurétique, emménagogue. On l’employait principalement en interne dans les affections atoniques du canal digestif (dyspepsies nerveuses ou par débilité de l’estomac, helminthiase, diarrhée chronique, flatuosités, etc.), dans la chlorose, l’aménorrhée asthénique, les affections scrofuleuses, le scorbut, l’hydropisie et surtout l’anasarque, les fièvres intermittentes et leurs effets consécutifs, tels que les engorgements spléniques ou hépatiques, la cachexie paludéenne manifestée par la pâleur, la bouffissure, l’œdème, l’hydropisie, la faiblesse générale. —En externe, l’absinthe était employée comme détersive, antiseptique, tonique et résolutive. »

L’absinthe possède une synergie avec le foie et le système digestif 

En médecine chinoise on considère que l’amertume est l’amie du foie. La consommation d’absinthe réduit l’inflammation de la vésicule biliaire et favorise la sécrétion de la bile. Les infusions d’absinthe pendant de courtes périodes de temps décongestionnent le foie et la vésicule biliaire et favorisent ainsi leur bon fonctionnement. Elle permet de réduire le sucre dans le sang et donc accompagne la prévention du diabète.

Un vermifuge puissant

L’absinthe a aussi des propriétés anti-inflammatoires, antiseptique et  vermifuge notamment contre les oxyures.

 

Utilisation interne (D’après J.Valnet)

  • Atonie digestive
  • Gastrites et spasmes de l’estomac
  • Troubles hépatiques
  • Flatulences
  • Manque d’appetit et asthénie chez les anémiques, convalescents, neurasthéniques
  • Anémie
  • Insuffisance menstruelle et retard de règles
  • Pertes blanches
  • Ascaris, oxyures, taenia
  • Fièvres intermittentes

Utilisation externe

  • Plaies atones
  • Ulcères et dartres
  • Piqûres d’insectes

Mode d’emploi

J.Valnet  propose en urgence 2 cuillères à soupe d’infusion toutes les 1/2 heures

Infusion 

(Très amère) : 5 à 15g pour 1 litre d eau, laisser infuser 10 minutes : 2 tasses par jour

Teinture

20 gouttes avant les repas.

 

Vermifuge 

pour une dose à donner le matin à jeun pendant 5 jours de suite

  • 2 à 3 g de feuilles d’absinthe
  • 2 g de réglisse
  • 0,5 g d’anis vert

On peut aussi l’utiliser en vermifuge en tisane avec 20 g de feuilles dans 1 litre d’eau bouillante. Infuser 10 minutes. Prendre 1 verre matin et soir

 

Note importante : l’absinthe peut remplacer le quinquina d’après J. Valnet

 

Sources :

  • https://www.plantes-et-sante.fr/
  • https://www.lesproduitsnaturels.com/
  • https://amelioretasante.com/
  • Traité Pratique et Raisonné des Plantes Médicinales Indigènes de F.-J. CAZIN, 1868
  • https://www.labsinthe.ch/
  • Phytothérapie traitement des maladies par les plantes. J. Valnet Editions Maloine

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Anne Eschenbrenner Sidler | Naturopathe à Tours - Coach de Vie Sophrologie | Praticienne en médecine fractale